Emploi/Insertion

Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 19:39
En 2007, 2,4 millions d’immigrés résidant en France métropolitaine se déclaraient en emploi ou au chômage, soit 8,6 %

de la population active.

Le taux d’emploi des femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passé de 35 % en 1990 à 47 % en 2007.

Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des non-immigrés.

Les femmes immigrées sont plus touchées que les hommes. Le quart des immigrés actifs sont diplômés de l’enseignement supérieur.

Parmi les ouvriers, les hommes immigrés exercent moins souvent des emplois d’ouvriers qualifiés que les hommes non immigrés ; le quart des femmes immigrées occupent des postes d’employées non qualifiées.

Les immigrés, comme le reste de la population, travaillent de moins en moins dans l’industrie et de plus en plus dans les services.

Voir l’enquête de l’Insee à ce sujetlink

- Publié dans : Emploi/Insertion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 16:32

L’ANPE va annoncer un taux de chômage record pour le mois d’août. Après les mauvaises nouvelles sur le pouvoir d’achat - la semaine dernière le ministère de l’emploi annonçait une baisse de 0,4 % sur un an – l’échec de la politique de la droite apparaît au grand jour.

Car il s’agit bien d’une conséquence de la politique gouvernementale. Quelque soit l’ampleur de la crise financière, elle ne pourra servir de bouc émissaire permanent à une politique qui fait des ravages depuis des mois.

La France paye les conséquences du paquet fiscal. La défiscalisation des heures supplémentaires produit un double effet : une chute de création d’emploi tout en offrant de nouveaux cadeaux aux entreprises.

Dans un contexte de dégradation économique importante, c’est bien dans le pouvoir d’achat qu’il faut investir et donc dans les augmentations de salaires, seul moyen de reconnecter avec une croissance réelle, et donc créatrice d’emploi.

Parti communiste français

Paris, le 29 septembre 2008.

- Publié dans : Emploi/Insertion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 16:56

 

Selon la mesure la plus utilisée, on comptait moins de deux millions de chômeurs en janvier 2008. En réalité, plus de trois millions de demandeurs d’emploi sont enregistrés.

D’après la mesure la plus utilisée, on comptait en janvier 2008 1,9 million de chômeurs selon le ministère de l’emploi. Mais il s’agit de la définition la plus restrictive : les personnes qui n’ont pas travaillé plus de 78 d’heures le mois précédent l’enquête et qui ne recherchent ni un emploi à temps partiel, ni un contrat à durée déterminée. Le nombre total de demandeurs d’emploi est en réalité de 3,1 millions et encore, sans comptabiliser les chômeurs des DOM (environ 200 000) et les personnes dispensées de recherche d’emploi car âgées.

Ce chiffre de 3,1 millions de chômeurs comprend tout d’abord les demandeurs d’emploi qui n’ont pas travaillé plus de 78 heures, mais qui cherchent soit un temps partiel, soit un CDD, environ 560 000 personnes. Bizarrement, les temps partiels et les CDD sont bien considérés comme des emplois par ailleurs, notamment quand l’Insee mesure la population active ou le taux de chômage.

Il comprend aussi tous ceux qui ont travaillé plus de 78 heures le mois précédent l’enquête, quel que soit l’emploi qu’ils recherchent, soit plus de 600 000 personnes. S’agit-il de "vrais" chômeurs, puisqu’ils ont partiellement travaillé ? Dans tous les cas, il ne s’agit pas forcément de personnes qui travaillent toute l’année plus de 78 heures par mois, mais qui peuvent avoir travaillé un mois donné : on ne les retrouve pas nécessairement le mois suivant.

Les chiffres du chômage les plus souvent commentés ne portent que sur une partie des demandeurs d’emplois. Qui s’en soucie vraiment au fond ? Cela permet certes d’afficher moins de deux millions de chômeurs. En pratique, pour la très grande majorité, ce ne sont pas les chiffres qui importent mais la situation réelle face à l’emploi..

| Article repris du site de l’Observatoire des inégalités" Voir le tableau dans l’article |

- Publié dans : Emploi/Insertion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 14:06
Les travailleurs immigrés dont il s’obs­tine à refuser la régularisation ne veulent plus raser les murs. Ils n’entendent pas être traités de clandestins alors qu’ils exercent honnêtement des métiers au service de la collectivité.

Ces hommes et ces femmes, pour la plu­part d’entre eux originaires de pays que la France a jadis colonisés, œuvrent à la propreté de nos rues, de nos aéroports, nettoient linges et costumes hâtivement déposés au comptoir du pressing. On n’en finirait pas de dresser la liste des entreprises de services dans lesquelles ces travailleurs “ sans papiers ” sont employés pour de maigres salaires – sort qu’ils partagent avec la majorité des salariés – et contraints au silence et à la docilité, à la merci d’une rafle à la sortie du métro, leur journée de travail termi­née.

Non, ils ne veulent plus baisser les yeux à l’approche d’un uniforme, estimant à bon droit qu’ils ne devraient pas vivre la peur au ventre. Et pourtant, ils sont la proie désignée du ministre de “ l’Iden­tité nationale ” dont la feuille de route fixée par le président de la République peut se résumer à peu de choses près au chiffre de 25 000 expulsions hors du territoire par an.

La tâche n’exige pas de compétences particulières, à part une bonne dose d’inhumanité, dira-t-on. Erreur : le ministre joue la compassion. Certes, un jeune homme s’est noyé pour échapper à une arrestation qui l’aurait conduit en centre de rétention, ultime étape avant le tarmac de l’aéroport. Mais quelques jours plus tard, la radio nous annonçait que M. Hortefeux venait in extremis de délivrer un permis de séjour à une jeune femme soignée en France pour un cancer.

Dans la France de Sarkozy, des hommes et des femmes sont pourchassés, séparés de leurs amis, arrachés à un pays où ils veulent vivre dignement de leur travail pour satisfaire les fantasmes xénophobes d’une partie de son électorat.

L’actuel hôte de l’Elysée s’était attaché pendant la campagne présidentielle à semer les ferments de division au sein de la population. “ La France qui se lève tôt ” contre celle des “ assistés ”, les tra­vailleurs du privé contre les fonctionnai­res, entre Français et immigrés. Diviser, diviser toujours pour parvenir au pou­voir, force est de constater qu’il ne par­vient pas comme il le souhaiterait à divi­ser pour régner.

Ce n’est pas la première fois que des tra­vailleurs sans-papiers entrent dans la lutte pour leur dignité. La CGT y a puis­samment contribué. Des associations comme Droits Devant !!, des élus de gauche, des citoyens toujours plus nom­breux les ont soutenus. De Buffalo Grill à la Grande-Armée, de Modelux à Paris Store, leur combat courageux a été plu­tôt populaire.

La forme spectaculaire de l’action enga­gée ces jours-ci témoigne d’une nou­velle étape. Frappés sur le pouvoir d’achat et la protection sociale, les sala­riés, avec ou sans papiers, sont aujour­d’hui portés à la solidarité. En France et en Europe. Avec les travailleurs grecs des chantiers navals de Saint-Nazaire. En Roumanie, avec les métallos de Pitesti qui produisent la Logan pour Renault et les sidérurgistes du site Arcelor-Mittal de Galati.

“ Prolétaires de tous les pays, unissez vous ”, écrivait Karl Marx il y a déjà 160 ans en exergue du Manifeste. Beaucoup de choses ont changé depuis 1848, qui fut aussi, rappelons-le, l’année de l’abo­lition de l’esclavage, mais le besoin de s’unir, pour les salariés, reste la condi­tion de leur force.

Ils sont cuisi­niers dans des établissements de restau­ration rapide où d’autres salariés déjeu­nent sur le pouce pendant la pause de midi ou préparent des mets délicats des repas d’affaires avenue de la Grande Armée. Et peut être bien que dans le res­taurant du 10ème arrondissement qu’ils occupent pacifiquement, des fonction­naires du ministère de l’Intérieur ont déjà dégusté le cassoulet qu’ils leur avaient mitonné.

- Publié dans : Emploi/Insertion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 10:14
Les rencontres du Grenelle de l’insertion
Mardi 13 mai à Montreuil

50% des jeunes des "quartiers" souhaitent créer leur entreprise. Enjeu d’insertion, enjeu pour les territoires, la création d’entreprises mérite donc d’être développée et soutenue.
Comment dynamiser les dispositifs existants ? Tel est le thème de cette rencontre organisée avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris Seine-Saint-Denis.
Réussir avec tous - Les jeunes et l’entrepreneuriat
Rencontre du Grenelle de l'insertion
Quand : Mardi 13 mai
Où : Mairie - Montreuil
- Publié dans : Emploi/Insertion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés